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Avignon, le jour où l’histoire changea…

2009-03-09Filed under: Evenements — frederic clota

Chers clients,

Vous n’êtes pas sans savoir qu’Avignon fut il y a plusieurs siècles, le berceau même de la papauté et du christianisme dans le monde.

Pour ce 700ème anniversaire de l’arrivée des papes dans la ville, dès le 7 mars et tout au long de l’année, nombre de manifestations seront organisées pour commémorer cet événement qui a changé radicalement le destin de l’Avignon.

En 1303, à la mort du pape Boniface VIII, Benoit XI est nommé, mais son règne ne durera que quelques mois, le temps pour le Conclave de Pérouse de se réunir afin d’assurer la succession de ce dernier. Le 05 juin 1905, l’archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, devint alors le nouveau souverain pontife et prit le nom de Clément V.(1305-1314)

Se trouvant dans son diocèse lorsqu’il apprit son élection, il s’achemina par étapes successives vers Avignon, où il fit son entrée solennelle le 9 mars 1309. Il n’avait pas l’intention de transférer le Saint-Siège en France, mais les conflits qu’il devait régler le poussèrent à rester à proximité du roi de France pour mener à bien de difficiles négociations.

Avignon était un emplacement de choix. Propriété  de Jeanne de Naples, comtesse de Provence depuis 1290, la ville était surtout proche du Comtat Venaissin - dont Carpentras était la capitale - lequel appartenait à l’église depuis 1274. Clément V s’installe donc sur les bords du Rhône où le fameux pont de saint Bénezet a été construit depuis plusieurs années déjà… L’élément n’est pas anodin puisqu’il s’agit du premier pont sur le fleuve depuis la mer. Avignon a donc une position géographique de premier plan. Et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le pape décide d’y installer sa résidence.

A sa disparition, il fallut plus de deux ans au Conclave de Pérouse pour nommer un nouveau pape. En 1316 donc, Jean XXII (1316-1334) fut désigné. Il aura à coeur de lancer la grande machine Avignonnaise de fairede cette petite ville un centre politique, un centre administratif et un centre financier. La Cour pontificale y déploie ses fastes, une université dispense des cours de théologie, de droit et de médecine. Le Palais des papes, construit à partir de 1335, devient le symbole aussi de ce rayonnement, un rayonnement qui est tout simplement celui de l’Eglise d’Occident.

En 1334, Benoît XII(1334-1342) aura à coeur de poursuivre l’oeuvre de son prédécesseur. Très religieux et très pieu, il sera surnommé le Saint Homme, et se donnera pour mission de gérer la bonne vie du palais, sans excès.

1342 est l’année qui marquera un vrai changement dans le règne pontifical avec l’arrivée de Clément VI (1342-1352). Six ans plus tard, et pour 80 000 Florins, il décida de racheter la ville à la comtesse de Naples. Cela faisait déjà 40 années que les papes siégeaient en Avignon, ce qui en faisait le règne le plus long en dehors de Rome, la ville éternelle. Ce nouveau pape est celui de toutes les largesses. Il développe la vie du palais en y faisant venir pléthorie d’artistes, de peintres, d’orfèvres, et d’architectes.

A sa disparition en 1352, son frère refuse la tiare pontificale. C’est finalement Innocent VI (1352-1362) qui prendra sa succession et comme souvent, ce choix témoigne d’un désir de changer littéralement de style. En effet, le nouveau représentant de l’église se voudra économe. C’est un grand réformateur mais souvent brutal. Néanmoins, on lui doit la Chartreuse de Villeneuve, où il sera inhumé, ainsi que les remparts de la ville d’Avignon, qui devint alors, une ville fortifiée.

Urbain V (1362-1370), est le sixième pape d’Avignon. Bien avant son élection, il avait considéré que le pape devait siéger à Rome et non ailleurs. « Notre retour à Rome, nous le souhaitons et nous ne tarderons pas à l’effectuer, si des empêchements de la plus haute importance ne nous retenaient ici. Mais nous l’espérons, le Très Haut lèvera les obstacles». Son retour Romain fût un véritable fiasco. Il prit alors la décision de retourner en Avignon ou il mourut en 1370.

Cette année là, Pierre Roger de Beaufort devint Grégoire XI (1370-1378). Il est à ce jour le dernier pape français. Grand humaniste, il est un passionné des livres, ce qui le porte à la recherche de manuscrits précieux. C’est aussi un amateur de toutes les manifestations de la culture. Il a un grand talent de diplomate ce qui lui est d’un grand secours pour les difficiles négociations qu’il doit entreprendre. Grand artisan du retour de la papauté à Rome, sa mort en 1378, marque le début du Grand Schisme d’Orient.

Si jusqu’à présent on parlait des papes à Avignon comme seuls et uniques souverain pontifes, on parlera désormais des papes de Rome et des papes d’Avignon.

La paix d’esprit à peine instaurée, elle reste pour autant très fragile. Le conclave des cardinaux qui se réunit au Vatican pour élire un nouveau pape. Urbain VI est désigné mais se révèle autoritaire et despotique. Par ses provocations, il se met à dos les cardinaux qui se réunissent en septembre 1378 à Fondi hors de Rome. Ils dénoncent l’irrégularité de l’élection d’Urbain VI et élisent Robert de Genève qui prend le nom de Clément VII (1379-1394).

Les royaumes chrétiens sont perplexes, contraints de choisir entre deux papes. La France et la reine Jeanne de Naples soutiennent Clément VII tandis que l’Angleterre et l’empereur germanique Charles IV restent sous l’obédience d’Urbain VI.

Benoît XIII sera finalement le dernier pape a résider à Avignon entre 1394 à 1403. Depuis, seul le Vatican à Rome sera reconnu comme siège du Saint-Père.

Le pape Clément V - Premier pape d’Avignon Pape Jean XXII - Deuxième pape d’Avignon Pape Benoit XII - Troisième pape d’Avignon Pape Clément VI - Quatrième Pape d’Avignon Pape Innocent VI - Cinquième Pape d’Avignon Pape Urbain V - Sixième Pape d’Avignon Le pape Grégoire XI - Septième pape d’Avignon Le pape Grégoire XII - Antipape d’Avignon Pape Benoit XIII - Antipape d’Avignon

Programme des samedi 7 et dimanche 8 mars prochains :

. Samedi 7 mars :
12h à 15h : soupe médiévale géante offerte au public au Palais des Papes (dans la limite des capacités d’accueil) et visite en accès libre du monument
15h à 17h : visites guidées de la métropole des Doms toutes les demi-heures
17h : conférence sur le thème « Pourquoi Avignon ?» par Jean Favier à la salle des fêtes de la mairie. Entrée libre.

toute la journée : sur la place du palais, animations médiévales par « la Cour Pontificale » (campement, mariage médiéval, démonstrations de combats, spectacles, cuisine…)

. Dimanche 8 mars :
10h : messe solennelle à la cathédrale des Doms
15h : concert sur l’orgue Doré par M. Antonini
16h : Vêpres pontificales.

Alors venez nombreux !

F.CLOTA

Restaurant les Domaines

2009-03-08Filed under: Restaurants — frederic clota

Chers clients,

Sans vraiment généraliser, la Place de l’Horloge regorge de nombreux restaurants, souvent pièges à touristes, qu’il vaut mieux éviter. Néanmoins, en passant par hasard devant l’un d’eux, je fus interpellé par le menu. Des prix corrects, une carte alléchante, il va falloir que je teste !

Je m’y rends le soir même, sans réservation. Sur le trajet, un vent de tous les diables, spécialité Avignonnaise, me glace le corps. Je m’empresse donc d’entrer dans le restaurant en ayant préalablement remarqué les nombreux pieds de vigne - déposés dans des bacs à fleurs revisités - délimitant la terrasse estivale. Il n’y pas foule ce soir là mais j’aime autant, cela me permettra d’étudier mon menu et faire des photos à mon aise.

Il faut savoir que Les Domaines est un restaurant orienté sur le vin. A chaque plat figurant à la carte sont conseillés deux verres, en supplément. Un accord étudié qui permet de guider le client, bien souvent démuni face à un choix pouvant être large et complexe.

Le serveur aux allures de sommelier, normal me direz-vous, me place et m’apporte la carte. On note tout de suite que la salle a été récemment rénovée, pas la moindre trace d’usure, c’est propre et bien agencé. Les murs, blancs, sont décorés par des grappes de raisin et feuilles de vignes. Ayant déjà une idée bien définie sur mon repas du soir, je n’ai pas besoin de consulter la carte et patiente de longs instants avant que l’on prenne ma commande.

L’attente aurait pu être gênante, mais le restaurant a eu l’ingénieuse idée de projeter des films nous racontant le vin, son histoire, sa confection, et nous donnent plein d’informations et astuces quant à sa préparation, son service, et même sa façon de le déguster. Pour tout vous dire, j’ai fait 2 années d’oenologie, et les bases ne me sont pas inconnues. Néanmoins, le film est bien fait et j’ai appris tout un tas de choses que j’ignorais.

Bref sans en faire un cours magistral, c’est simple, ludique et surtout cela permet de patienter ! Ah le serveur revient, passons commande !

Un pichet d’eau et du pain me sont portés. L’eau est en fait servie dans une bouteille de Tavel (vin rosé bien connu dans la région) et le pain, dans une jolie corbeille en fer. Pour une personne, j’ai eu droit à quatre petits pains, de variétés différentes. Sûrement pré-cuits, et réchauffés en dernière minute, mais quand même goûteux.

En entrée, je retiens le croustillant de chèvre au miel. Une salade accommodée de pignons de pin, et jonchée de gressins l’accompagne. L’assiette est bien dressée, et servie rapidement. Je regrette tout de même que le croustillant ne l’ait pas été un peu plus. Le chèvre et le miel ont eu tendance à ramollir un peu la feuille de brick. Le goût est quand même très bien équilibré, et les morceaux de pommes, ajoutés à la préparation, donnent à ce plat une rondeur exquise. Le vin suggéré et choisi, un Lirac rouge AOC Côtes du Rhône Méridionales, se marie très bien avec le chèvre et permet d’adoucir l’acidité de la pomme.

Après avoir terminé, je suis vite débarrassé et le plat suivant ne se fait pas attendre. Un magret de canard laqué aux 5 épices a eu raison de mon choix. Lors de mes visites gourmandes, j’essaie autant que possible de varier les plats, mais quand il s’agit de canard, il est très dur pour moi d’en faire l’impasse ! L’assiette arrive, et là… angoisse. Il ne fait aucunement mention sur la carte de la copieuse Polenta qui sert de garniture au magret. Non pas que je n’aime pas la Polenta, mais j’avoue ne pas en être un grand amateur et la trouve souvent mal préparée. La dose servie me laisse présager qu’elle retournera presque intacte en cuisine.

C’est aussi pour ça que j’aime tester des restaurants, des cartes, des plats classiques ou plus originaux. J’aime être surpris, être conquis. J’aime quand mes préjugés sont bousculés, et là… bingo ! La Polenta était sublime ! Le magret, ou plutôt demi magret (et c’est là le seul défaut du plat)  était purement succulent. Comme vous le savez, la cuisson des viandes est demandée lors de la prise de commande par le serveur. Un magret de canard, de par sa préparation, n’a vraiment aucun intérêt à être bleu, ou bien cuit. La cuisson idéale se situe entre “saignant” et “à point”. Et comme trop rarement, cette fois, ce fut parfait. Le canard a été bien doré sur sa peau, puis le jus de cuisson, débarrassé de son gras, a été déglacé au miel avec gingembre, cannelle, et clous de girofle. Cette sauce, dans laquelle j’ai pu tremper la Polenta, était simplement divine. Des tomates cerise s’ajoutent au plat mais ont plus une importance esthétique que gustative. Du vert, du jaune, du rouge, un plat bien réussi agrémenté d’un excellent verre de Vacqueyras.

Une fois mon assiette bien “nettoyée”, arrive le moelleux au chocolat. Incontournable dessert de tout restaurant qui se respecte, j’y ai cédé à nouveau en raison de sa préparation incluant du caramel salé. Présentation sobre, le moelleux était un peu froid, et pas assez coulant. C’est vraiment dommage d’autant que le caramel était bon, et la crème anglaise bien faite. Il manque un peu d’explosivité au dessert. L’assiette semble un peu vide et disproportionnée. Le moelleux apparait comme plus petit que le verre de crème anglaise. A lui seul, il coute quand même 7 euros.

L’addition est présentée : 39 euros entrée, plat, dessert, avec deux verres de vin. Compte tenu de l’emplacement du restaurant sur la place de l’horloge, proche de l’Opéra et du Palais des Papes; compte tenu des produits utilisés et du vin servi, le rapport qualité prix est plus qu’honnête. Une très bonne adresse donc, que l’Avignon Hotel Monclar vous recommande chaudement.

Bon appétit !

F.CLOTA

Restaurant Les Domaines à Avignon - Photo Avignon Hotel MonclarCroustillant de chèvre au miel - Photo Avignon Hotel MonclarMagret de Canard aux 5 épices - Photo Avignon Hotel MonclarMoelleux chocolat au caramel salé - Photo Avignon Hotel Monclar

Les Domaines - 28 place de l’horloge - 84 000 Avignon - 04 90 82 58 86

Cheval Passion 2009

2009-01-21Filed under: Evenements — frederic clota

Chers clients,

Comme chaque année, le mois de janvier fait la part belle au monde équestre avec Cheval Passion.

Cette 24ème édition, troisième manifestation du genre en Europe, mais certainement la plus créative, s’est tenu du 14 au 18 janvier dernier, au parc des Expositions de Châteaublanc, à Avignon.

Le point d’orgue du salon est sans conteste, le gala des Crinières d’Or, auquel l’Avignon Hôtel Monclar se devait d’être présent. Je me suis donc rendu sur place, pour la représentation du samedi soir avec, je dois bien l’avouer, des notions plus que rudimentaires sur l’univers équestre. Néanmoins, pour recevoir une forte clientèle d’aficionados amateurs ou professionnels chaque année à l’hôtel, il fallait bien que je m’y rende moi-même afin de découvrir ce monde qui m’était jusqu’à lors, totalement étranger.

Samedi soir donc, je constate que les trottoirs sont envahis de véhicules, les parkings sont surchargés, et pourtant les allées menant au parc des expositions semblent désespérément vides. Peu de lumière, mais une grande salle m’a immédiatement attiré, j’entre donc. Plusieurs restaurants ont investi les lieux, pour proposer un repas spectacle. La salle est bondée, plus une table, plus une chaise ne sont libres, et le spectacle ravit chacun. Une scène centrale - afin d’avoir une vue panoramique sur l’ensemble des personnes présentes - a été installée. Des lumières et décors entrainants, une ambiance à tout rompre, me serais-je fourvoyé ? le monde du cheval ne serait-il pas uniquement symbole de rigueur, dureté, et discipline ? Visiblement pas.

Bien sûr, je suis convaincu que ce que nous voyons, exécuté aussi facilement, témoigne d’heures interminables de travail acharné, mais la façon dont ce travail est présenté, est plus que séduisante, vite, je dois reprendre mes esprits, et poursuivre ma route jusqu’aux tribunes du gala, qui ne va pas tarder à commencer.

Les innombrables allées fourmillent de gens aux yeux pétillants. Beaucoup de familles, avec de jeunes enfants, sont présentes. Il faut savoir que Cheval Passion n’est pas seulement le fruit d’un gala dans une grande salle. Cheval passion, ce sont 12 bâtiments ouverts à plus de 250 exposants, 8 concours organisés, Poney Passion également mais aussi et surtout le Marché International du Spectacle Equestre de Création (MISEC). Bref, l’univers du cheval sous toutes ces formes alliant l’essentiel et le superflu (ballons, vêtements, peintures, photographies, etc…).

Pressons, plus que quelques minutes avant le début du spectacle. Les gens passent d’un bâtiment à l’autre, quelque chose se prépare. Les annonces au micro invitent les spectateurs à prendre place dans les tribunes. Je me trouve dans la partie G, un virage, mais la vue est satisfaisante. La scène est bien évidemment très spacieuse afin que les protagonistes et leur monture puissent évoluer dans les meilleures conditions.

21h00, le spectacle commence sous la direction de Calixte de Nigremont, un personnage haut en couleur, fort drôle qui, à lui seul, est un spectacle entier !

Le programme est annoncé, plusieurs numéros vont se succéder. Ils n’ont pas de liens entre eux. En fait, sur des bases de dressage, de formation, et d’amour du cheval plus ou moins semblables, chacun aura développé sa propre sensibilité, traduit son propre savoir et sa conception de l’association homme - cheval. Ce sont ces différentes applications qui aboutissent à un spectacle riche et varié.

La garde républicaine est certainement la plus habituée de ce gala des Crinières d’or avec sa 20ème participation en 24 éditions. Pour cet anniversaire, les Gardes Républicains, parmi lesquels figurent trois sélectionnés des Jeux Olympiques de Pékin, ont proposé un résumé de leur prestation. L’aspect technique prévalant, le spectateur non-initié, comme moi, peut passer assez largement à côté de ce “best of”, mais il appréciera amplement les costumes et l’harmonie parfaite entre le cheval et son cavalier.

Les numéros les plus visuels tels que celui proposé par “Movie Riders 2 dans thunder X”, une compagnie venue d’Italie, enchantera petits et grands par ses prouesses artistiques, alliant l’homme, le cheval et le feu avec, souligné par des éclairages et décors merveilleux.

Des moments très spectaculaires aussi avec des maîtres du genre tels que Jean-Marc Imbert qui sans bride, ni badine, commande ses chevaux à la voix, debout, un pied sur la croupe de chacun d’eux ou bien Eric Gauthier, le “Gentleman d’Epsom” qui fait faire de la corde à sauter enflammée à son cheval, Prince, sur une piste fermée !

Le gala enchaîne sans pause, dans un rythme soutenu élevant le niveau de performance au fur et à mesure, en proposant néanmoins des numéros de pure douceur avec le couple Myriam et Gilles Marnay, dans une chorégraphie accompagnée d’un pianiste et de la soprano Estelle Payan Daca interprétant “Casta Diva” de Bellini. Je suis très heureux du parcours professionnel de cette dernière avec qui j’ai pu partager des années de lycée et des cours d’italien de haute voltige ! Alizée Froment n’est pas en reste avec son numéro associé avec un corps de ballet, la Compagnie François Mauduit.

Que seraient les Crinières d’Or sans la présence systématique et on ne peut plus évidente, des chevaux de Camargue ? Sous l’égide de l’Amicale Equestre de la Montagnette, venue en nombre, ils effectuent un carrousel en dextre d’une rare qualité et ils ont ainsi ravi le public sur des airs de techno-music. Là, j’avoue avoir été un peu décontenancé. En effet, en Provence, avec des chevaux de Camargue, dans une région où - comme Calixte de Nigremont se plaisait à nous le rappeler - les clichés ne manquent pas, avec les Gardians, les flamands roses, les taureaux, les moustiques ! la musique Gitane aurait été absolument parfaite. D’autant plus que Chico et ses Gypsies viennent tout juste de sortir un nouvel album. Bref, pas le temps de hennir, on enchaîne !

La part belle revient en fin de gala, à un numéro extraordinaire de Jean François Pignon qui a littéralement séduit l’ensemble de la foule présente. Cette faculté de communication entre l’homme et l’animal semble nettement dépasser le dressage. En compagnie de plusieurs chevaux, il nous fait partager sa passion, son amour du métier, et surtout la complicité qu’il peut avoir avec ses bêtes. De l’acrobatie, des échanges, des chevaux qui se couchent comme morts, juste à sa demande, puis se réveillent, s’assoient, se relèvent. Arrive enfin un poney, purement adorable, qui s’efforça de suivre, tant bien que mal, le rythme endiablé de ses grands cousins.

Les photos manquent pour traduire la richesse d’un tel gala, j’en ai donc sélectionné huit, telles un fil conducteur de la soirée. J’espère ainsi permettre à ceux qui l’ont vécue, de se la remémorer tendrement, et ceux qui n’ont pu s’y rendre, enfin les convaincre de partager de purs moments d’émotion que l’on peut savourer sans pour autant fréquenter régulièrement ce monde à part.

Une très agréable soirée qui nous un donne un instant, l’impression de redevenir un enfant.

F.CLOTA

Cheval Passion 2009 - Présentation du Programme - Calixte de NigremontCheval Passion 2009 - Jean Marc Imbert dans ses oeuvresCheval Passion 2009 - Eric Gauthier, le gentleman d’EpsomCheval Passion 2009 - Alizée Froment et la compagnie François Mauduit

Cheval Passion 2009 - Movie Riders 2 dans thunder XCheval Passion 2009 - Movie Riders 2 dans thunder XCheval Passion 2009 - La Camargue à l’honneur en AvignonCheval Passion 2009 - Jean François Pignon

Bonne année 2009 !

2009-01-09Filed under: Hotel Monclar, Services — frederic clota

Chers clients,

2008 vient de s’achever, et nous voilà repartis pour un tour. L’ année 2009 est annoncée par tous comme difficile, et cela risque de ne pas aller en s’arrangeant.

Dans ce climat de morosité ambiante, nous avons néanmoins une excellente nouvelle à vous annoncer. En effet, en juin dernier, j’ai déposé un dossier de reclassement de l’hôtel Monclar, auprès de la préfecture de Vaucluse. Après sa réunion du 08 janvier, la Commission Départementale d’Action Touristique, a émis un avis favorable à l’obtention d’une deuxième étoile.

Je suis donc très heureux et très fier de vous annoncer que désormais l’Avignon Hôtel Monclar est un hôtel deux étoiles ! Alors, comme je l’évoquais plus haut, l’activité économique nationale n’étant pas vraiment au beau fixe, nous avons décidé, pour cette année, de conserver les prix pratiqués en 2008 et ainsi vous faire bénéficier d’un meilleur service à un prix des plus attractifs.

Voici un bon compromis qui je pense, devrait vous satisfaire pleinement. Avec le label national “Qualité Tourisme” obtenu récemment,  et l’arrivée d’une deuxième étoile, on peut dire que 2009 ne commence pas si mal. C’est alors que je vous souhaite, en mon nom, celui de mon équipe, et celui de l’hôtel Monclar à Avignon, une excellente année 2009, qu’elle vous soit douce et agréable, et même si elle s’avérait dure  et difficile, que ce ne soit que matériel, et que la santé perdure. On peut tout faire tant qu’on a la santé!

Une énorme pensée amicale à tous et à très bientôt,

Cordialement,

Frédéric CLOTA

Restaurant Art et buffet

2008-12-30Filed under: Restaurants — frederic clota

Cher clients,

En cette période de fêtes de fin d’année où les prix ne cessent de grimper,  mais où notre envie de partager et se régaler de plats savoureux n’a jamais été aussi grande, il est une adresse qui est devenue incontournable sur Avignon, celle d’Art et buffet. L’Avignon Hotel Monclar se devait donc de vous en parler !

Ce restaurant situé sur la rue des Trois Faucons n’a pas une grande façade, ce qui fait que l’on peut y passer devant plusieurs fois sans vraiment y prêter attention, et pourtant… Les jours de semaine, le midi plus exactement, qu’ils sont nombreux les aficionados de cette cuisine généreuse et variée !

J’entre. Le parquet craque légèrement sous mes pieds. des éclairages “design”, des tables customisées en fer,  des sièges en velours dignes des films d’Austin Powers et de nombreux tableaux de jeunes artistes assurent la décoration des lieux. La salle est chaleureuse. Un large comptoir, au derrière duquel se trouve une autre salle, nous fait face.

Le côté “art” est donc facilement perceptible. Mais alors, qu’en est-il du côté buffet ? En un mot, je dirais… “exceptionnel” ! Il est vraiment incroyable de pouvoir disposer d’une telle quantité, d’un tel choix de nourriture et ce, à volonté, pour un aussi petit prix ! Les photos ci-dessous parlent d’elles-même !

En entrée, vous trouverez par exemple un taboulé aux betteraves, persil, noix et pignons de pin, des gaspachos de tomates ou céleri, de la salade de chou et lardons,  du cake maison, des pâtes à divers parfums, etc, etc, le tout servi dans des verrines. C’est petit certes, mais copieux ! L’avantage, c’est que non seulement on peut goûter à tout, mais aussi et surtout, ne sont employés pour ainsi dire que des légumes, des fruits secs, des herbes et épices, donc ce n’est ni lourd, ni gras.

En plat, le plus souvent le midi, vous aurez droit au gigot d’agneau ou au poulet rôti. Mention spéciale pour l’agneau qui a toujours une cuisson parfaite. Le jour de ma venue, il y avait même un rôti de porc servi avec une succulente sauce caramélisée. Pour accompagner, vous aurez de la salade, du gratin dauphinois, des légumes, des pâtes, du Boulgour, et bien d’autres choses encore. Nouveauté du jour, le crumble de potiron au Cheddar et bacon. N’ayez crainte, c’est loin d’être aussi lourd que ça paraît. C’est fin, gouteux, et très bien assaisonné.

Je ne sais pas pour vous mais, une chose à laquelle je fais particulièrement attention quand je me régale les papilles, outre le menu et ce qu’il contient, c’est la qualité du pain. En effet, on peut avoir un menu très bien étudié, une harmonie des plats fort bien élaborée mais si le pain laisse à désirer, cela donne une impression générale moins bonne que si celui-ci est tiède, craquant, et souligne parfaitement la saveur des sauces dont on l’imbibe. Et bien ici, c’est exactement ce à quoi nous avons droit, un pain savoureux, ni dur, ni mou, qu’on prend plaisir à déguster.

Faîtes néanmoins attention car les assiettes sont vraiment grandes, et si vous avez l’impression que la votre n’est pas convenablement remplie, vous risqueriez de caler sur le dessert et ce serait fort dommage ! Le dessert, que dis-je ? LES desserts ! Une avalanche verrines ou autres pots en terre cuite, mêlant les classiques comme les moelleux au chocolat, les salades de fruits, les tartes, et les plus originaux tels que les soupes de fraises, les panna cotte, ou encore les Marshmallows à la violette. Une fin triomphale. Je vous défie vraiment d’avoir encore faim après ce repas !

Le service est vraiment impeccable. Ils ne sont que deux en salle, et pourtant, ils abattent un travail énorme de service, accueil, débarrassage, dressage, dans une humeur toujours au beau fixe, et une convivialité des plus agréables. Merci encore pour ce grand plaisir.

Comptez 14.60 euros le midi, buffet à volonté, vin ou eau minérale, ainsi que café compris. Qui dit mieux ? Le soir, le menu passe à 21.80 euros hors boissons. L’idéal donc étant de s’y rendre pour le déjeuner, sur réservation, et sur les coups de midi. Car après c’est vraiment la folie !

Bon appétit !

F.CLOTA

Restaurant Art et BuffetRestaurant Art et Buffet recommandé par l’Avignon Hotel MonclarRestaurant Art et Buffet, restaurant AvignonRestaurant Art et Buffet

Art et Buffet - 19 rue des Trois Faucons - 84 000 Avignon - 04 90 82 23 69

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